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10 sources de déchets “invisibles” et comment les éviter facilement

divers échantillons de produits cosmétiques dans des emballages colorés.

Comment réduire ses déchets là où on n’y pense jamais ?
Quand on parle de zéro déchet, on pense souvent aux emballages, aux sacs plastiques ou aux bouteilles.
Mais en réalité, une grande partie de nos déchets se cache dans des endroits beaucoup plus discrets.
Des déchets qu’on ne voit presque pas… mais qui s’accumulent vite.

On pourrait les appeler des déchets invisibles.
Non pas parce qu’ils sont minuscules, mais parce que nous sommes tellement habitués à leur présence qu’on ne les voyons plus.
Ils font partie du décor de notre quotidien. On ne les questionne même plus… jusqu’au moment où l’on prend un peu de recul et que l’on se rend compte de ce qu’ils représentent en ressources, en énergie et en pollution.

La bonne nouvelle, c’est qu’une fois qu’on a identifié quelques-uns de ces déchets, on les repère beaucoup plus facilement. Et ce sont souvent les plus simples à réduire, sans changer toute sa vie.

Voici 12 sources de déchets invisibles, avec à chaque fois une solution facile et réaliste.
Du plus simple à mettre en place à celui qui demande un petit changement d’organisation, mais rien de très compliqué.

1. Les tickets de caisse

Ce n’est presque plus un problème aujourd’hui. Depuis quelques mois, les caissiers demandent systématiquement si nous souhaitons le ticket de carte bancaire et/ou le ticket de caisse.

Avant cela, on les acceptait machinalement.
Au mieux, ils s’entassaient au fond du sac ou du portefeuille.
Parfois, on les ressortait pour faire nos comptes… et bien souvent, on les jetait presque aussitôt.

La solution simple

Il est désormais très facile de répondre « non merci ».

Si vous avez besoin de suivre votre budget, il est souvent possible de passer aux tickets dématérialisés, notamment lorsque vous êtes enregistré·e dans le programme de fidélité du magasin.

Et si ce n’est pas le cas, parce qu’il n’y a pas de programme de fidélité ou parce que vous ne souhaitez pas être inscrit·e dans une base de données, un petit carnet dans le sac permet de noter ses dépenses au fur et à mesure.

Refuser les tickets de caisse, c’est moins de papier, moins d’encre, moins de déchets inutiles.

Je me souviens aussi des révélations au sujet du bisphénol A1 contenu dans les tickets : ce petit morceau de papier, tellement banal qu’on n’y prête plus attention, n’était (?) pas sans effet sur la santé il y a encore quelques années.

2. Les prospectus et publicités

Ces prospectus qui arrivent sans être demandés, jetés sans être lus…Vous me direz peut-être que ce n’est plus un problème parce que nous avons tous un autocollant Stop pub sur notre boîte aux lettres. Presque tous ! Et même comme ça, ce n’est pas toujours respecté.

La solution simple

  • Se désinscrire des catalogues papier
  • Coller un autocollant Stop pub
  • Le faire respecter : depuis le 1er janvier 2021, le non-respect du STOP PUB est une infraction pénale inscrite dans le Code de l’environnement

Un geste ultra simple pour des kilos de papier évités chaque année.
En 2021, cela représentait encore 750 000 tonnes de papier pour les prospectus, soit environ 40 kg par foyer et par an.

Chaque foyer devient ainsi responsable, chaque année, de la coupe d’un arbre adulte pour produire ces publicités.
À peine la moitié sera recyclée — et le recyclage nécessite lui aussi des ressources.

Personnellement, je préfère voir les arbres debout dans la forêt que sous forme de papier dans un incinérateur.

3. Les échantillons gratuits

C’est tellement agréable de recevoir des cadeaux. Il est parfois difficile de les refuser. De quoi je parle ? De la pochette d’accueil lors d’une conférence, des produits offerts dans les hôtels, des échantillons distribués en parapharmacie et parfumerie, des goodies pour nous remercier de notre fidélité,..
Tous ces objets de petits formats, souvent emballés et très peu utilisés demandent pourtant autant de ressources pou les produire que les autres. Et caque fois que nous les acceptons, nous envoyons le message qu’il faut continuer à en produire.

La solution simple : refuser, les laisser sur place.

Et si vous avez besoin de tester un produits :

  • utiliser le « testeur » mis à votre disposition en boutique,
  • demander une petite quantité du produit à une personne de votre entourage qui l’utilise déjà
  • acheter le produit à plusieurs et partager.

Moins de mini-déchets, plus de choix conscients, et surtout moins de surproduction de produits que nous n’avions pas demandés

4. Les sacs en papier « au cas où »

Nous avons fait un pas important en refusant les sacs plastiques jetables dans les supermarchés.
Ils mettent des centaines d’années à se dégrader et causent de lourds dégâts à la biodiversité (petit rappel : nous en faisons partie).


Mais très souvent, ils ont été remplacés par des sacs en papier, notamment dans les boutiques.
On les accepte « au cas où », parce que « c’est du papier, ça se recycle », ou encore parce qu’on aime repartir avec ses achats dans un joli sac à l’effigie d’une marque.

La solution simple
Avoir un ou deux sacs réutilisables toujours à portée de main :

  • un tote bag dans le sac à main
  • quelques sacs solides dans la voiture
  • éventuellement des sacs à vrac pour les courses imprévues

Un seul sac bien utilisé, solide et réutilisable vaut mieux que dix sacs jetables, même en papier.

5. Les emballages “autour” des produits

On y fait rarement attention, et pourtant : films plastiques, cartons inutiles, barquettes, calages…
Parfois, le produit devient presque secondaire par rapport à son emballage. Ces emballages répondent souvent à des logiques de marketing ou de logistique, pas à nos besoins réels.

La solution simple

  • Acheter en vrac quand c’est possible (avec ses propres contenants, c’est encore mieux. Les bocaux sont très pratiques).
  • Choisir des produits peu ou pas emballés.
  • Comparer deux produits similaire et privilégier celui qui génère le moins de déchets, ou qui sera réellement recyclable.

On paye moins d’emballage, et on jette moins ensuite.

(La courte vidéo de Jean-Marc Jancovici diffusée sur la chaîne Hugo Décrypte illustre très bien « ce que l’on achète vraiment quand on se nourrit« )

6. Les produits jetables dits “pratiques”

Lingettes, essuie-tout, cotons démaquillant, coton-tiges et même papier toilette.
Ils promettent de nous simplifier la vie, mais créent surtout un flux continu de déchets à usage unique.

La solution simple
passer progressivement au lavable, mais :

  • pas tout en même temps
  • pas besoin d’être parfait
  • on teste, on garde ce qui fonctionne

Très souvent, c’est plus confortable, plus économique et bien plus durable.

7. Les déchets de la salle de bain

La salle de bain est un grand classique du zéro déchet…
et pourtant, beaucoup de déchets y passent encore inaperçus : flacons, tubes, recharges jetables. Ils finissent tous à la poubelle, ou au mieux dans le bas ce tri, souvent pas complètement vide (et dans ce cas ils sont exclus du recyclage !)
Et de nombreux composants de ces produits se retrouvent ensuite dans les cours d’eau.

La solution simple

  • Produits solides : savon, shampoing, dentifrice, baume hydratant, en boutique ou chez des artisans près de chez vous
  • Faire soi-même (avec discernement, pas n’importe comment !)
  • Simplifier : par exemple, un peu d’huile végétale sur une lingette lavable suffit largement pour se démaquiller
  • Produit rechargeable ou à reconstituer

Moins d’emballages, moins de déchets, et souvent moins de produits gaspillé.

8. Les capsules et dosettes

Un café ? Les dosettes ont envahi nos cuisines. Mais est-ce vraiment raisonnable pour un geste répété chaque jour ?

Saviez-vous que les dosettes « en papier » ne sont généralement pas compostables ? Selon l’UFC Que choisir (03/2025), seules deux marques le seraient, et uniquement par la voie du compostage industriel.

Les dosettes de lave-vaisselle sont emballées séparément. Et celles utilisées pour la lessive qui se mettent directement en machine présentent même un danger réel pour les enfants. Et au final, gagne-t-on vraiment du temps ?

La solution simple

  • Café moulu (en vrac, c’est encore mieux) et une bonne cafetière : italienne, piston, percolateur
  • Dosettes réutilisables
  • Lessive en vrac ou faite maison

On garde le confort et le plaisir, on enlève juste le jetable.

9. Les objets “presque cassés”

Un bouton manquant.
Une couture qui lâche.
Un petit élément défectueux… et l’objet entier est mis de côté, puis jeté.

La solution simple

  • Réparer avant de remplacer
  • Apprendre quelques gestes de base (et les transmettre !)

👉 Prolonger la vie des objets, c’est réduire les déchets à la source.

10. Les déchets numériques (eh oui…)

On ne les voit pas, on ne les touche pas…
mais le stockage de données, le streaming en continu, les emails inutiles ont un impact bien réel. Nous avons vidé nos boîtes aux lettres physiques, mais nos boîtes mail débordent.
Il est courant d’avoir des milliers de mails non lus.

La solution simple

  • Faire régulièrement du tri numérique
  • Télécharger plutôt que streamer en boucle
  • Se désabonner des newsletters non prioritaires
  • Réfléchir avant de transmettre son adresse mail

Invisible au quotidien, mais bien réel côté empreinte carbone. Et les gaz à effet de serre, come dioxyde de carbone, sont véritablement des déchets invisibles.

À retenir (sans pression)

Réduire ses déchets ne passe pas par des gestes parfaits, mais par une prise de conscience progressive. Chaque déchet évité, même petit, compte.

Pas besoin de tout changer. Les petits pas sont la manière la plus sûre d’installer des changements durables. Choisis 1 ou 2 points, et même à l’intérieur d’un point, une ou deux actions seulement, et commence par là.

Tous ces exemples montrent une chose : le zéro déchet n’est pas une liste d’interdictions, mais une manière d’observer son quotidien et d’agir là où ça a du sens pour soi.
Si tu as envie d’aller plus loin, j’ai rassemblé dans ce guide gratuit des actions simples et accessibles pour intégrer la permaculture dans la vie de tous les jours : “Vivre autrement avec la permaculture”

Et toi, quel déchet “invisible” t’a le plus surpris·e dans cette liste ? Dis-le en commentaire, ça aide souvent d’autres personnes à ouvrir l’œil à leur tour. Et si tu en vois d’autres dans ton quotidien, partage-les juste en dessous : la liste peut encore s’allonger.

  1. ANSES – Mise à jour 25/02/2025 – Qu’est-ce que les bisphénols ? Où les trouve-t-on ? https://sante.gouv.fr/sante-et-environnement/risques-microbiologiques-physiques-et-chimiques/article/bisphenols#Quels-sont-les-risques-pour-la-sante ↩︎
Crédit photo : Image par carlo sardena de Pixabay
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4 commentaires sur “10 sources de déchets “invisibles” et comment les éviter facilement”

  1. Je suis fan à 100% de ton article zéro déchet dont j’essaie d’être moi-même adepte, étant home organiser, cela va un peu de pair finalement d’éviter de surcharger son intérieur et également de respecter le coté écologique. Concernant les sacs en papier, on peux les réutiliser si notre commune a des bacs à compost en guise de sac. Cela évite d’acheter des sacs biodégradables.

    1. Merci Marina pour ton commentaire. Oui tu as raison, il y a un lien direct entre le désencombrement et le zéro déchet. L’un mène souvent à l’autre !
      Et c’est une bonne idée de conserver ses sacs en papier pour y mettre son compost. Je le fais de temps en temps à la maison. Ca permet d’apporter du carbone avec les ingrédients organiques pour équilibrer le compost. Attention toutefois à ce que le papier soit effectivement compostable (style sac en papier kraft sans revêtement plastique et autres additifs).

  2. Merci pour cet article, avec quelques rappels salutaires pour moi, notamment sur les fameux déchets numériques :$ !
    Et merci pour cette vidéo de Janco que je ne connaissais pas.

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