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Défi d’Automne #2 : potager, intrus et festin de courges

Une citrouille est dessinée avec de gros yeux kawaï.

Dans cette nouvelle chronique dédiée à notre potager, nous partageons avec vous les aventures de notre deuxième semaine de défi. Cette semaine a été marquée par les caprices météorologiques, la bataille contre nos visiteurs à quatre pattes, et une journée mémorable consacrée aux délices de la courge.

Des nouvelles de la famille rats

Notre aventure commence par un déplacement du compost, dans l’espoir que nos petits visiteurs (dont nous avons commencé à parler dans l’épisode précédent) se fassent plus discrets. Dans le précédent compost, un réseau de galeries leur permettait de se faufiler tranquillement. La grille en plastique censée bloquer les intrusions avait été méticuleusement grignotée.

Cette fois-ci, nous avons ajouté un grillage, montant également sur les côtés, pour obstruer tous les anciens passages. Le tout est solidement cerclé avec un fil de fer (qui, à la base, sert à soutenir les vignes) et il est un peu plus à l’écart du potager. Deux jours plus tard, une nouvelle tentative d’intrusion était à noter ! Nos petits intrus, qu’ils soient affamés ou simplement déterminés à profiter des bienfaits des fruits et légumes crus, ne se découragent pas !

Au jardin potager

Nous avons ramassées les toutes dernières courges butternut, puis j’ai consacré un peu de temps à nettoyer deux petites parcelles pour y semer de la roquette et un nouveau semis de mâche. Les fèverolles et les alliacés ont tous germés. En revanche, nous devrons acheter les épinards chez notre maraîcher cette fois encore !

J’ai une affection particulière pour les plantes délaissées dans les magasins et les jardineries. Ils bradent ces plantes lorsqu’elles ne sont plus présentables aux côtés de leurs camarades. J’apprécie ces achats, car non seulement ils sont économiques, mais s’ils prospèrent, je peux profiter d’une jolie plante sans me ruiner. Dans le cas contraire, la perte est minime.

Au début de l’été, j’ai ainsi acquis un pot avec 3-4 poireaux perpétuels que j’ai plantés entre les pieds de fraisiers, mais j’ai fini par les oublier. À ma grande surprise, ils ont bien profité, et nous allons pouvoir les déguster.

Ce poireau est une plante vivace de plus petite taille que les poireaux annuels et qui se consomme plus comme une plante condimentaire que comme un légume. Ses feuilles ont une saveur plus fine, on peut ainsi profiter de tout le légume. En prenant soin de les couper à 2 cm du sol, ils repousseront !

J’ai récidivé avec un plant de poirier. Nous espérons simplement que le temps se calmera suffisamment pour nous permettre de lui préparer un bel emplacement.

S’occuper du potager en restant à l’abri

Étant donné les conditions extérieures peu propices, nous nous sommes concentrés sur des tâches en intérieur. Nous disposons d’un grenier rempli de foin, accessible par une échelle. Pour faciliter l’accès et stocker davantage de foin, nous avons rempli des « big bags » de chantier.

Nous sortons le foin du grenier.

Nous avons également entrepris une grande séance de rangement et de tri dans une de nos dépendances et dans la véranda. Il nous fallait de l’espace pour stocker les plantes fragiles face au gel, ainsi qu’une zone pour nos petits travaux : récupération de semences, préparation intensive de légumes, semis, etc.

J’en ai profité pour m’occuper de quelques semences: du lin, des poireaux, des échalotes, du fenouil, de l’aneth, des tomatillos, des courges, entre autres… Pour les plus curieux, j’ai publié une vidéo sur Instagram qui vous montre ma méthode pour récolter les graines de lin.

Au départ, j’avais prévu de collecter les graines d’aubergines et de vous expliquer tout le processus. Nous nous sommes régalés avec ces beaux fruits. Cependant, j’ai dû abandonner cette idée après avoir vérifié le nom de la variété sur le sachet : « aubergine Riado F1 ». Les semences F1 sont le résultat d’une hybridation effectuée en laboratoire entre deux variétés afin de tirer parti d’une caractéristique intéressante de chaque variété. Malheureusement, la récupération des graines de ces aubergines n’a pas de sens, car la deuxième génération produira des fruits aux caractéristiques des plants d’origine de manière aléatoire. Cependant, ce n’est que partie remise.

Les courges de deux potagers

L’avantage d’avoir un potager est, bien entendu, de produire de la nourriture, mais c’est aussi un moyen de renforcer les liens sociaux. Ce week-end, nous avons partagé nos réserves, nos bocaux et surtout nos courges, que nous avons transformées en un festin :

  • plus de 15 litres de soupe
  • 2 sachets de purée de patate douce
  • 10 sachets de gnocchis à la butternut (assez pour 4 personnes)
  • 6 sachets de purée de butternut (assaisonnée d’ail, de sel, de poivre et d’huile d’olive)
  • 36 petits pains briochés
  • des graines de courges à déshydrater pour nos petits déjeuner ou nos salades.

Nous n’avons pas terminé. Un autre journée transformation est déjà prévue.

Domingos : l’invité spécial

Une belle journée productive qui aurait pu mal tourner car dans la soirée, la tempête Domingos était à son apogée. Le vent a arraché la parabole du mur. Cette parabole était là depuis au moins 20 ans ! Après son envol, elle a heurté à plusieurs reprises la véranda. Cette véranda est ancienne et son vitrage est en verre cathédrale plutôt qu’en « verre sécurit ». Cependant, par miracle, elle a uniquement heurté les barres métalliques avant de retomber au milieu du potager. Heureusement, aucun dégât et personne n’était à l’extérieur au moment de cet incident. Nous avions prévu de la démonter, la tempête nous a fait économiser ce travail.

Pour conclure cette journée, nous avons partagé un délicieux repas et il ne comportait pas de courge ! Contrairement à la de la fête de la courge des Jardins Respectueux durant laquelle nous avions savouré un menu 100% courges, nous avons dégusté une raclette, la première de la saison hivernale (même si nous ne sommes qu’au début de novembre, un petit clin d’œil à mon amie Gwen). La transformation des récoltes peut s’avérer fastidieuse et épuisante, mais à plusieurs, ça passe bien plus vite et c’est l’occasion d’échanger des astuces, des recettes, et de partager nos expériences.

C’est tout pour cette semaine. On se retrouve lundi pour de nouvelles aventures.

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4 commentaires sur “Défi d’Automne #2 : potager, intrus et festin de courges”

  1. Merci pour cet article ! Je découvre ton blog en même temps, passionné depuis un moment par la permaculture je vais suivre les prochaines publications ! Je ne connaissais pas ces poireaux que l’on peut couper et qui repoussent, merci pour la découverte 🙂

    1. Merci Florian pour ton commentaire. Tu peux essayer la même technique avec les autres poireaux. Ca ne fonctionne pas à tous les coups mais certains auront une seconde vie. Ma fille, passionné de dessin, apprécie également ton blog. 🙂

  2. Retour de ping : Défi #3 : exploration du merveilleux monde des cucurbitaceaes - Abeille Eco-Lierre

  3. Retour de ping : Deux recettes gourmandes avec de la butternut - Abeille Eco-Lierre

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