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De la récolte au compost : une semaine active au potager

Fleurs d'aubergines en gros plan

Une semaine s’est déjà écoulée depuis mon dernier article, où je vous ai présenté mon défi. Alors que l’automne s’installe et que la pluie a enfin fait son apparition, pas une journée ne s’est passée sans que j’ai travaillé dans mon potager. C’est parti pour les détails de nos récoltes, des plantations et des méthodes que nous essayons d’appliquer pour entretenir notre potager.

Deux petites précisions : je passe du « je » au « nous » régulièrement car je ne suis tout simplement pas seule. Mon mari m’aide, il est bien plus efficace que moi pour les tâches nécessitant beaucoup de force. Et les enfants sont toujours les bienvenus.
J’aurais pu écrire cet article à la façon d’un journal en racontant les opérations menées chaque jour mais pour plus de clarté, j’ai opté pour une organisation par type d’opérations.

Les récoltes automnales

On récolte encore au fur et à mesure de nos besoins les poireaux, les carottes et les betteraves. Nous avons ramassé toutes les grands représentantes du potager d’automne : les courges. A nous les délicieuses butternuts, potimarrons, courges musquées, potirons et courges melonettes jaspées de Vendée. Nous avons découvert cette dernière grâce à un troc de plants avec notre voisin. Nous avons donné un fruit à mes beaux-parents qui l’ont adoré en potage. On peut aussi la consommer crue, râpée en vinaigrette. Je vais tester et je partagerai nos impressions sur instagram.

J’ai récolté un dernier fenouil. Le 2eme pour être exact car tous les autres pieds sont montés en graines très rapidement. C’est la première année que j’en plante. Je les ai installés en bordure d’une parcelle avec à proximité des betteraves. J’ai longuement hésité car j’ai lu à plusieurs reprises que le semis était délicat à réussir et que peu de plantes supportaient sa présence. Finalement, ça ne s’est pas si mal passé.

Arrachage et entretien du jardin

J’ai retiré les derniers pieds de courgettes, de tomates et tomatillos. Je précise que je n’arrache pas les plants, je préfère les couper au ras du sol. Ainsi les racines se décomposent, nourrissent la biodiversité et enrichissent le sol. Je coupe la partie supérieure en morceaux et les laisse à même le sol ou sur autre parcelle.

J’ai repoussé le plus longtemps possible la coupe des pieds d’aubergines qui fleurissaient encore et qui nous ont offert 4 petites aubergines supplémentaires. C’était la même chose pour les poivrons et les piments : les adieux furent déchirants ^^. J’ai trouvé une parade pour adoucir la séparation : deux pieds de poivrons et un pied de piment ont trouvé refuge en pot dans la maison. Si ça fonctionne, nous dégusterons des poivrons frais cet hiver. Et si ça ne fonctionne pas, j’ai congelé une partie de la production.

Mes plantations et semis d’automne

Avant de me lancer ce défi, je n’avais pas du tout prévu de faire du potager cet automne en dehors d’un bon nettoyage et de couvrir les parcelles. Par conséquent, hormis ce que j’ai cité plus haut, il n’y avait pas de légumes plantés pendant l’été pour la récolte d’hiver, ni de semis à planter début octobre.

Enfin, ce n’est pas tout à fait vrai, car j’avais prévu quelques choux : chou-fleur, brocoli, kale et romanesco qui ont représenté un bon festin pour d’autres espèces, malheureusement pour nous ! Ces choux ont quand même fait preuve d’une grande résistance car les pieds sont repartis plusieurs fois de la base alors qu’il n’y avait plus qu’une arrête centrale !

Même si nous sommes déjà bien avancé dans le mois d’octobre, j’avais très envie de faire quelques plantations. C’est pourquoi, j’ai acheté en jardinerie quelques plants de choux et de mâche. J’ai également semé du cresson, des radis et de la mâche qui arrivera à maturité plus tard que les plants.

Les températures étant encore assez douces chez nous, j’ai tenté les semis d’épinards. J’ose à peine en parler… Ce légume est un échec pour moi ! La première fois que j’en ai semé, rien n’a germé ! La deuxième fois, tout s’est fait manger à peine sorti de terre et la troisième fois tout est monté en graines très, très vite. Mais je persévère : je voudrais tellement manger les épinards de mon potager !

A la place de deux anciens rangs de pommes de terre, j’ai fait des buttes et installer de l’ail, des échalotes et des oignons. Je ne sais pas du tout si c’est le meilleur moyen et le meilleur emplacement. J’ai fait les buttes pour que l’eau soit bien drainée afin que les bulbes ne pourrissent pas.

Histoires de compost

Nous avons un espace en pente accolé à une dépendance. Il est constitué de gravats, de sable et de terre végétale. De manière générale, la terre a tendance à se tasser en bas et plus on monte, plus il y a de sable. J’y ai mis l’année dernière, des échalotes, de l’ail et des oignons. Mais cette zone, pas très accessible, a rapidement été couverte de « mauvaises herbes » et je l’ai délaissé car trop compliquée à maintenir propre. Mes condiments ont toutefois poussé mais peu grossi.

J’étais prête à abandonner la parcelle lorsque je me suis dit qu’elle pourrait être la réponse à un autre problème : la place que prennent les courges ! On adore ça, mais elles sont envahissantes. De plus, elles sont très gourmandes en nutriments et il est important de procéder à la rotation des cultures.

Finalement, j’ai couvert toute cette zone pour créer un sol un peu un plus homogène. Sous une bonne couche de foin, nous avons d’abord disposé des cartons (bruns, non peints, sans adhésif), puis les déchets des légumes déjà arrachés ainsi que tout notre compost. « Tout » n’est en fait « pas grand chose » car notre compost est régulièrement fouillé malgré nos efforts pour empêcher les « visiteurs » d’entrer : il y a en effet une famille de rats dans les bois qui est très bien nourrie. Ils laissent peu de matière à décomposer.

Cette future zone ainsi préparée sera donc réservée aux courges. Au printemps, j’aimerais faire « un compost de courges« . Je vais rechercher du fumier frais dans le coin (à moins que d’ici là, nous ayons des animaux !) qui sera déposé au même endroit et recouvert de foin. Les graines de courges y seront déposées et la chaleur produite par ce compost devrait leur permettre de germer. Je reviendrai plus en détail sur ce projet au printemps.

Comment couvrir le sol du potager ?

Lorsque nous sommes arrivés, nous avons travaillé le sol au motoculteur pour pouvoir semer et planter rapidement. Mais un des grands principes de la permaculture au potager est le « non-travail du sol », à l’image de la forêt où tout pousse très bien sans que nous ayons besoin d’intervenir. C’est assez simple, la matière organique tombe sur la terre: feuille, bois mort, animaux… Le tout se décompose et enrichit le sol en se transformant en humus. Et ainsi de suite. Donc la méthode la plus évidente pour éviter d’avoir à labourer est de couvrir le sol avec de la matière organique et de laisser la nature opérer.

Nous n’avons pas suffisamment de matière organique aujourd’hui pour couvrir tout le potager, donc je vais utiliser plusieurs méthodes.

Les plantations

Comme vu précédemment, quelques plantations vont naturellement occuper le terrain. Je pense ajouter dans les prochains jours de la salade, des fêves et peutêtre des navets.

Les légumes arrachés laissés sur place avec du foin

Ceci va servir de couverture au sol. A notre arrivée dans la maison, nous avons trouvé une grande quantité de foin qui séchait depuis de nombreuses années dans le grenier d’une des dépendances. La chance !

Les engrais verts

Là encore, j’ai la chance d’avoir un voisin qui me donne des graines. J’ai donc à ma disposition, des féveroles, du trèfles, de la vesce et de l’avoine. De mon côté, j’avais acheté de la phacélie, du lin et du sainfoin. Cette semaine, je n’ai mis au potager que des féveroles sur une parcelle. Chaque engrais vert ayant ses atouts et pré-requis, les sélectionner est un peu un casse tête pour moi :

  • apport d’azote, de carbone ou de potassium
  • plus ou moins couvrant et désherbant en étouffant les adventices
  • efficace contre le lessivage et l’érosion des sols
  • mellifère
  • désinfectant : limite les maladies et ravageurs
  • conditions de développement : sol acide ou neutre ou sablonneux ou une terre lourde
  • gélifs ou non
  • etc.

J’ai opté pour la féverole : c’est une légumineuse pas très couvrante, qui résiste bien au gel, capte l’azote et structure le sol. Ses racines peuvent aller jusqu’à un mètre dans le sol ! Elle se plante à partir de mi-octobre et doit être exposée au soleil. C’est plus compliqué pour ce dernier point car notre potager ne voit quasiment pas le soleil en automne et en hiver du fait de la topographie du terrain (coteau orienté au nord). J’essaie et on verra bien ! Si elle a poussé, à la fin de l’hiver, on la coupera et on la laissera sur place. En se dégradant, elle libérera plein de bons éléments pour mon sol. Elles semblent bien parties et n’ont pas trainé comme vous pouvez le voir sur cette photo !

Des féveroles viennent de germer.

Résumé

Nous avons récolté nos courges et continué à puiser dans les ressources de notre jardin pour des repas frais.

J’ai commencé la préparation du potager à l’automne en privilégiant la coupe des plantes et la réutilisation des déchets pour nourrir le sol et le recyclage d’une zone en pente pour la culture des courges. En combinant les méthodes de couverture du sol en permaculture, j’espère maximiser l’utilisation des différents espaces tout en préservant la fertilité du sol.

Mon voyage dans le monde du jardinage se poursuit avec enthousiasme et excitation. Mettre à l’écrit tous les travaux réalisés, me fait apprécier tout ce qui a déjà été accompli car, honnêtement, j’avais l’impression de ne pas avancer ! Je suis très heureuse de partager cette aventure avec vous.

Restez à l’écoute pour la suite et n’oubliez pas de me laisser vos remarques, questions et suggestions en commentaires.

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